Dominique Baudon Plasticienne

 

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Dans tous ses Ă©tats. Qu’il s’agisse de peinture, dessin, sculpture, gravure ; Dominique Baudon procĂšde au mĂȘme questionnement sur l’image vĂ©hiculĂ©e et le rapport du regard Ă  celle-ci. L’artiste s’empare des images culte de l’Histoire de l’Art, de celles « vitrifiĂ©es » de notre sociĂ©tĂ© par les magazines, 
 Celles de la femme, de la maternitĂ©, du rapport de la mĂšre Ă  l’enfant mais aussi, dans sa peinture, de visages expressionnistes sans Ăąge, sans identification sexuĂ©e qui reflĂštent ses prĂ©occupations.

Dans ses aquarelles, les surfaces posĂ©es les unes sur les autres obligent le regard Ă  un aller-retour de l’intĂ©rieur vers l’extĂ©rieur et vice-versa sans hiĂ©rarchie mais aussi sans rĂ©ponse. « Son monde nous renvoie Ă  l’univers des masques
 Elle nous amĂšne un peu de l’irreprĂ©sentable, dans un monde d’images, l’arriĂšre monde, la vraie vie des images » (Christian Maroy). L’absence voulue de plans fait perdre la notion de frontiĂšres entre la chair et ce qui l’habite, sentiment renforcĂ© par l’asymĂ©trie des visages.

Pour rĂ©-humaniser ces « masques » opaques, il suffit de se tourner vers les sculptures de l’artiste.

Dominique Baudon travaille Ă  partir d’images iconoclastes prĂ©-existantes de tableaux classiques dont elle prĂ©lĂšve une partie et qui sont ensuite reproduites et multipliĂ©es. Ces images sont alors froissĂ©es, plissĂ©es,
 collĂ©es pour devenir volume. « Cette variation permet de revenir aussi Ă  cette idĂ©e de retour Ă  des choses plus humaines, une expression peut-ĂȘtre travaillĂ©e dix, quinze, vingt fois et chaque fois le tableau se modifie rien que par le pli ajoutĂ©. C’est copier dans le sens que c’est la mĂȘme image qui est travaillĂ©e chaque fois et que c’est le pli qui donne la diffĂ©rentiation
 L’image signifie Ă  chaque fois autre chose et ce, parce qu’il y a aussi tous les autres
 » (interview de D.B. par Didier Decoux)

 

2009 Chantal Bauwens  Espace B